On en fait quoi de cette décennie?

Je fais le projet ce matin de prendre l’année 2020 pour réfléchir à ce qu’on pourrait faire de la prochaine décennie, au Québec, et peut-être plus largement. Pour essayer de faire émerger des possibles stimulants.

Parce que les nombreux défis auxquels nous sommes confrontés ne sont pas que des dangers et ne doivent pas seulement être sources d’anxiété. Je pense que ce sont aussi des opportunités pour s’interroger sur l’avenir que nous voulons et pour se relever les manches pour réunir les conditions d’un avenir où il restera possible d’être optimistes.

J’utiliserai donc cet espace pour publier, le plus souvent possible, des notes de lecture, des réflexions éparses et des ébauches de textes qui s’inscriront dans une démarche de recherche. Tout ça dans la perspective d’en faire éventuellement un livre en fin d’année. Je trouve inspirante, à cet égard, la démarche que Rob Hopkins a suivi pour écrire ce qui est devenu From What Is to What If.

Je vois aussi l’exercice comme une suite logique à l’écriture de mon histoire personnelle du Québec de 1989 à 2019. Trois décennies derrière et maintenant une devant. À inventer.

Est-ce qu’on sait où on s’en va? Ce qu’on aimerait faire du Québec? Et comment les dix prochaines années peuvent nous servir à nous en approcher?

Est-ce qu’on a des projets collectifs clairs, stimulants et qui tiennent compte des défis incontournables qui se présentent à nous?

J’ai l’impression que ça a déjà été plus clair.

Ce sera mon point de départ.

8 réponses sur « On en fait quoi de cette décennie? »

  1. Je pense que la mobilité serait un enjeu rassembleur. Ça touche directement la qualité de vie, l’économie, l’environnement. Nous avons de l’électricité, des entreprises leaders dans ce domaine, un énorme territoire à couvrir avec des enjeux diversifiés. Le troisième lien, aussi bête puisse t il sembler, montre que le sujet est cristallisant. Dix ans, c’est aussi un horizon raisonnable pour mettre en place un véritable changement dans ce domaine.

    Je pense, rapidement, au projet de monorail interurbain, à l’auto partagée ou encore à l’autonomobile. A cet égard, l’intelligence artificielle peut rationaliser les déplacements, non seulement particuliers mais aussi industriels. Le projet d’agrandissement du point de Quebec est d’un autre siècle.

  2. Pour ma part, je crois que la source de nos ennuis climatiques et écologiques proviennent en majeure partie du système socio-économique qui nous gouverne : le capitalisme néo-libéral triomphant. Sa mondialisation à tout prix, surtout au détriment des travailleurs. Les nôtres se retrouvent sans emploi et les remplaçants sont exploités à merci. Le mythe de la croissance à tout prix. Etc.

    Changer ou modifier sérieusement ce mode d’organisation devrait nous occuper pour une décennie et plus.

    1. @acotte: je suis d’accord avec toi que c’est très certainement un élément important qui détermine les défis et enjeux actuels, en particulier au regard de l’environnement et des changements climatiques. Mais je crois aussi que ça reste une perspective extrêmement abstraite pour beaucoup de monde, et qu’il faudra trouver des angles beaucoup plus pragmatiques (concrets?) pour influer sur cette question.

      J’aurai entre autre ça en tête en lisant, bientôt, le plus récent livre de Jean-Martin Fortier:

      https://clementlaberge.com/2020/01/04/un-projet-de-societe-autour-de-lagriculture/

  3. La terre, notre terre est devenue un grand jardin cultivé à notre service, au service de l’humain. Le retour en arrière est impossible. Reconnaître cela nous amène à prendre soin de ce jardin à partir de ce qu’il est aujourd’hui et non ce ce qu’il était il y a 100 000 ans, avant Homo sapiens.
    De même, le Quebec est une société diversifiée, qui comporte une nation menacée. Au nom de cette diversité recherchée, mérite-t-elle qu’on la protège contre les cultures envahissantes? Je le pense.
    10 ans pour retenir un ou deux concensus en cette matière et convenir d’une feuille de route collective serait déjà un bon début.
    Avant de solutionner un problème (vision négative) ou de réaliser un projet (vision positive), il faut convenir du but et y adhérer ensemble, avec un horizon de temps défini.
    Pour le moment, trop de solutions sans but, d’actions sans visions sur 2 ou 3 générations.

    1. @Normand: Je ne suis pas sûr que c’est en se percevant comme nation menacée qu’on va pouvoir se mettre dans un bon état d’esprit pour inventer la suite. Il faut être conscient de notre vulnérabilité, c’est certain, mais je pense qu’on peut le faire de manière plus constructive qu’en cherchant continuellement à se protéger.

      Cela dit, je suis d’accord avec toi sur le fait qu’il est nécessaire de définir un but, un objectif, qui pourra être partagée, et qui devra se déployer dans une période de temps défini — et relativement courte.

      C’est autour de la définition de ce projet, des caractéristiques qu’il devrait comporter et des conditions nécessaires à sa réalisation que je souhaite réfléchir au cours des prochains mois.

  4. Tu as vu ça? https://www.lesoleil.com/68aba193e96f68d3b6f1237d0e5d1a26

    Extrait qui m’a fait penser à ta réflexion:

    «Mais au-delà de ces enjeux, on y propose ni plus ni moins qu’un projet de société pour permettre «l’avènement d’un nouvel ordre agricole», qui privilégie un mode de production artisanal au lieu de l’industrialisation et de la productivité à tout prix.

    Au même titre que la préservation de la langue française, l’agriculture doit faire appel au «sentiment nationaliste» des Québécois pour qu’ils décident collectivement de changer l’ordre des choses, indique M. Fortier.»

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