Trop optimiste?

Ma critique de ce matin au sujet du texte de Nicolas Langelier, dans Nouveau projet, m’a valu quelques questions et commentaires.

Patrick Tanguay, entre autres, me demande sur Twitter:

« À part dire « je préfère être optimiste » quelles données ou tendances positives contrediraient les éléments pessimistes qu’il mentionne?»

J’ai cité en guise de réponse certains textes que j’ai parcourus récemment — sachant que plusieurs critiques peuvent aussi être formulées à leur sujet.

Un tweet de Rémi Mathis, qui présententes certaines statistiques

Un texte de Steven Pinker: what can we expect from the 2020s?

Un tweet de Gilles Beauchamp, citant un texte du Globe and Mail

Un texte du Journal de Montréal: Le Québec fait des progrès dans plusieurs domaines

Je pense toutefois qu’il y a quelque chose de plus important, qui dépasse tout ça.

Il ne s’agit pas d’être naïf devant les défis qui nous attendent, mais de choisir la posture avec laquelle on va les aborder.

Est-ce qu’on préfère se préparer à les subir ou à se retrousser les manches pour trouver des solutions? Est-ce qu’on se résigne à n’y rien pouvoir ou on fait confiance au génie humain pour trouver d’ingénieuses façons de s’adapter? Est-ce qu’on s’isole ou si on mise sur l’action collective? Est-ce qu’on adopte un discours déprimant ou si on tente de cultiver la résilience?

Je choisi une posture qui favorise le mouvement, qui suscite l’adhésion.

Je ne nie pas l’ampleur des défis qui nous attendent. C’est justement pour ça que je crois qu’on n’a pas le temps d’être pessimiste — parce que ça ne nous aidera pas à être actif pour trouver des solutions.

Je crois, comme Rob Hopkins, qu’il faut cultiver notre imagination — et continuer de croire à la possibilité que les choses pourront aller mieux.

Extrait de From What Is to What If:

«The thought that keeps me awake at night is that the further we get into the big challenges of Now — economic inequality, climate change, the very real risk of the collapse of many of the key aspect of the economy we depend on, mass immigration ans so on — the less we are to imagine a way out of them.»

«When the future disappears from our imagining, when we get struck in the present or in the past, we’re in trouble.»

***

Appelez ça de l’aveuglement si vous voulez, je pense que c’est plutôt une forme d’hygiène mentale qui sera plus que jamais nécessaire dans les prochains mois et les prochaines années.

Ce n’est pas quand tout va bien que l’optimisme est nécessaire, c’est quand ça va mal.

Une réponse sur « Trop optimiste? »

  1. C’est drôle parce que ça me fait un peu penser à un truc que j’ai lu hier soir… j’ai développé de la curiosité sur le stoïcisme… Je n’y connais pas grand chose pour l’instant, mais j’ai lu qu’une des pratiques stoïciennes, c’est la visualisation négative… La première étape, c’est ce que tu vois dans Nouveau Projet. La suite serait théoriquement d’apprendre à prendre des mesures pour éviter que la vision négative se produise, et de développer plus de gratitude pour ce qu’on a et qui est positif (et aussi d’être moins affecté si le scénario négatif se produit… tsé, pour être «stoïque», au sens plus commun). Je trouve que ça rejoint un peu l’idée que tu évoques, qu’il faut choisir une posture pour aborder les problèmes. Je ne sais pas si les auteurs du plus récents Nouveau Projet sont pessimistes, mais tu es peut-être un genre de stoïque (optimiste) en devenir! 😉

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