Rien n’est impossible

Carl m’a recommandé il y a quelques jours d’écouter Transmission, une balado d’Annie Desrochers, produite par Radio-Canada.

René en avait aussi déjà parlé sur son blogue — mais j’avais traîné… puis oublié…

Je l’ai finalement écouté dans l’autobus, au gym et en revenant de l’épicerie, à pieds sous la neige. Et ça m’a laissé avec beaucoup de réflexions. J’en recommande vivement l’écoute à mon tour. C’est un récit important, qui est très habilement raconté.

«En 1970, le premier ministre Robert Bourassa a donné le mandat à son conseiller Paul Desrochers de faire naître le projet hydroélectrique de la Baie-James. Plus de 40 ans plus tard, sa petite-fille Annie Desrochers tente de déterminer si ces aménagements ont été bons pour le Québec. Elle part sur la route de Radisson avec ses fils pour un voyage où l’histoire de la province s’entremêle avec l’histoire familiale.»

C’est amusant, parce que le Projet du siècle, de Robert Bourassa est au cœur du récit… et j’y faisais justement référence il y a quelques jours.

***

Dans le cadre de la réflexion que j’ai entreprise ici depuis quelques jours, j’en retiens surtout les éléments suivants:

  • L’hydroélectricité fait vraiment partie de l’identité québécoise — et on n’en est pas assez conscient.
  • En vingt ans, à peine, quelques décisions ont changé profondément l’avenir du Québec.
  • Notre conquête de la lune à nous, c’est le développement de la Baie James.
  • On a réussit parce qu’on ne s’est pas demandé si c’était possible (et encore moins si quelqu’un d’autre avait déjà relevé le même genre de défi avant nous): on l’a fait.
  • Ce sont seulement les limites de notre imagination qui définissent ce qu’on dit possible ou non.
  • Il ne faut pas attendre de savoir complètement comment on va faire avant de lancer un grand projet — les solutions vont se trouver en cours de route.
  • Réaliser l’impossible, ça suppose de parfois tourner les coins ronds — et ces négligences font des victimes, plus ou moins consentantes. Il faut en être conscient, tenter de l’éviter, le plus possible, mais savoir aussi que c’est peut-être inévitable.
  • Les Québec manque terriblement d’ambition depuis trente ans — notamment pour agir devant les défis climatiques… mais pas que! Dans bien d’autres domaines aussi!
  • Il est urgent de renouer avec l’audace, le courage et la détermination dont on a su faire preuve pour bâtir la Baie-James. Retrouver le même esprit d’innovation, la même ambition… tout en essayant de ne pas reproduire les mêmes erreurs — mais sans s’empêcher pour autant de poser des gestes déterminants, rapidement… parce que l’urgence le commande… comme c’était aussi le cas, pour d’autres raisons, dans les années 60.

C’est d’abord et avant tout un état d’esprit qu’on doit retrouver.

Note: oui, je sais, le barrage sur la photo est ridiculement petit par rapport à ceux de la Baie James… mais c’est tout ce que j’avais à la portée de la main dans ma photothèque personnelle…

Une réponse sur « Rien n’est impossible »

  1. Tes constats sont criants de vérité et tout à fait pertinents. Nous devons retrouver l’état d’esprit d’avant: entrepreneur, fonceur, optimiste. Nous avons encore le droit de rêver à de grands projets de société. Si nous avons pu réaliser de tels projets auparavant, nous pouvons certainement recommencer.

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