La démocratie et le vote

Un texte très intéressant publié dans le New York Times, qui fait réfléchir sur la manière dont la forme des élections pèse parfois sur les résultats qu’on obtient.

How a Bizarre Massachusetts Election Explains the Brexit Chaos

Dans un contexte où les réseaux sociaux influencent parfois indûment l’opinion publique, il me semble que cela doit alimenter une réflexion en profondeur, notamment sur le référendum comme forme d’expression démocratique. Une question qui est fondamentale pour les indépendantistes, notamment.

Lisée: c’est ridicule

Je n’ai évidemment pas encore lu le livre de Jean-François Lisée… la campagne promotionnelle semble même avoir été conçue pour qu’on en parle sans l’avoir lu.

Mais je ne peux pas m’empêcher de réagir en lisant l’entrevue qu’il a offert au Devoir.

Quand le stratège Lisée regarde le chef Lisée

C’est quand même incroyable de dire des énormités comme le fait que la défaite du PQ n’a «rien à voir avec la qualité de nos chefs, candidats, actions, programmes ou slogans.»

Rien à voir!

Quasiment vingt ans à ne faire élire qu’une seule députée dans la Capitale nationale (et maintenant aucun!) mais rien à voir avec le programme. Et voilà que le scénario se répète sur l’île de Montréal, et toujours pas de remise en question sur le fond des choses.

À écouter Lisée, ce n’est pas le PQ qui ne comprends pas le monde, c’est le monde qui ne comprend pas le PQ. Franchement, c’est ridicule!

Le Parti Québécois ne se relèvera jamais s’il ne sort pas très rapidement de se discours victimaire qui se donne des allures d’analyse.

Il y a assurément des gens plus lucides que ça dans les rangs du Parti Québécois.

C’est urgent qu’ils se fassent entendre.

Faire appel à l’imagination des citoyens

Rob Hopkins poursuit la publication des entrevues qu’il réalise dans le cadre de la préparation d’un livre sur le pouvoir de l’imagination.

Je trouve que la rencontre de Michele d’Alena, directeur de l’Office de l’imagination citoyenne (ma traduction) de la ville de Bologne est particulièrement inspirante:

«[We’re in] the distrust era.  The people don’t trust us.  So through this new way to live public policy, the Bologna municipality has begun to design different instruments.  One of the most famous is the ‘regulation on public collaboration between citizens and the city. (…)

We want to use a different way to understand the smart city.  We are speaking instead about ‘collaborative city’.  We want to change the way of doing public policy. (…)

[The] Civic Imagination Office [activate] participation and co-production paths [with] a team to link resources and decisions with the capacity and energy and ideas of the communities, enterprises and people.»

Je trouve que c’est beaucoup plus invitant de faire appel à l’imagination des citoyen.ne.s que de simplement les convier à des processus de consultation — qui consiste trop souvent à solliciter leur avis sur des projets déjà définis plutôt que de les convier à participer à leur définition.